[ À côté du stade Bollaert-Delelis ]
Lens
45 avenue André Delelis, 62300 Lens70 places · terrasse · parking gratuit
Tous les jours · 11h30 – 23h
7j/7 · jusqu'à 23h
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[ Le smash burger, c'est quoi exactement ? ]
Le smash burger n'est pas né sur TikTok : c'est l'un des plus vieux gestes du hamburger américain, apparu dans les comptoirs du début du XXe siècle, et devenu une tendance en France à partir de 2019. On écrase la boule de bœuf sur une plaque brûlante pour chasser l'eau de sa surface et laisser la réaction de Maillard former une croûte : plus de goût, pour la même quantité de viande.

En bref
Vous connaissez peut-être déjà la définition : une boule de bœuf écrasée sur une plaque très chaude. Elle est sur notre page Le smash burger, avec notre geste en trois temps et nos cinq recettes. Ici, nous remontons le temps, puis nous passons à la plaque : d'où vient ce geste, et pourquoi il donne autant de goût.
Parce que le steak est écrasé. En anglais, to smash veut dire frapper, écraser. Le nom décrit un geste, pas une recette : n'importe quel burger peut être smashé, pourvu que sa viande soit écrasée sur la plaque.
Le français connaît déjà le mot. Selon le Dictionnaire de l'Académie française, « smash » est entré dans la langue au XIXe siècle : c'est un mot anglais qui signifie proprement « coup violent qui écrase ». Au tennis, au tennis de table ou au volley-ball, c'est le coup par lequel le joueur rabat la balle avec force.
Le mot composé, lui, est américain. Le dictionnaire Merriam-Webster relève une première trace écrite de « smashburger » en 1975, et l'a fait entrer dans ses pages en septembre 2023, parmi 690 nouveaux mots et sens.
Personne ne peut dire qui l'a inventé. Le geste est presque aussi vieux que le hamburger lui-même : pendant des décennies, écraser la viande sur la plaque a été la manière ordinaire de cuire un burger dans les comptoirs américains. Plusieurs villes racontent leur version.
Vers 1900, dans les foires et près des usines américaines, on cuit de petites boules de viande pressées sur des plaques chaudes : c'est rapide, et il faut nourrir beaucoup de monde. Pour l'historien du hamburger George Motz, cité par Slate, ce burger écrasé est le burger américain des origines : la mode actuelle est un retour, pas une invention.
Dès les années 1910, à Wichita, au Kansas, un cuisinier nommé Walter Anderson aplatit une boule de viande hachée et la cuit avec des oignons sur une plaque très chaude. La Société historique du Kansas décrit ce geste ; en 1921, Anderson cofonde à Wichita une chaîne souvent présentée comme la première chaîne de hamburgers.
Dans les années 1920, à El Reno, dans l'Oklahoma, on écrase une poignée d'oignons émincés dans une petite quantité de bœuf : l'oignon fait durer la viande et caramélise sur la plaque. La ville attribue ce burger à l'oignon à Ross Davis et à son père, Homer ; une plaque historique le rappelle depuis 2024. L'année exacte, elle, varie selon les récits.
Le récit le plus partagé sur le web vient d'Ashland, dans le Kentucky : dans les années 1960, un employé aurait écrasé un steak avec une boîte de haricots, et le propriétaire, Bill Culvertson, en aurait fait sa spécialité. L'histoire est belle, mais ses détails changent d'une source à l'autre, et elle arrive des décennies après Wichita et El Reno. Un comptoir de Highland, dans l'Indiana, affirme même smasher sans interruption depuis 1932.
Pendant longtemps, le burger écrasé était si banal que personne ne le mettait en avant. Dans les années 2000 et 2010, des maisons de burgers américaines le remettent à l'honneur ; en 2007, une chaîne née à Denver, dans le Colorado, prend même le geste pour nom, sans l'avoir inventé, puisque le mot existait depuis 1975. En 2023, George Motz ouvre à New York un comptoir dont les deux burgers sont smashés, et le mot entre au dictionnaire.
Les premiers comptoirs spécialisés ouvrent à Paris à l'automne 2019, et les premières recherches Google sur « smash burger » en France apparaissent en octobre 2019. En juillet 2020, Le Figaro parle déjà de la « nouvelle lubie des Parisiens » ; en novembre 2024, l'émission 66 Minutes, sur M6, lui consacre un sujet. Aujourd'hui, le geste s'est installé partout, jusqu'à Lens et Douai.
Pour chasser l'eau de la surface et mettre plus de viande au contact du métal. La réaction de Maillard fait le reste. Elle se produit dans toute viande bien saisie : le smash ne l'invente pas, il lui donne plus de place. Voici ce qui se passe sur la plaque, en quatre temps.
Un steak haché cru à 20 % de matière grasse contient environ 62 % d'eau, selon la table Ciqual de l'ANSES : une boule de 75 g en contient donc près de 46 g. Tant que la surface de la viande est mouillée, sa température plafonne autour de 100 °C, celle de l'eau qui bout : l'énergie de la plaque part dans l'évaporation, et la viande grise au lieu de dorer.


Écrasée d'un coup, la boule s'étale en un disque fin, et son eau de surface s'évapore très vite : c'est la vapeur blanche qui s'échappe au moment du smash. La surface, enfin sèche, peut monter vers 150 °C, comme l'explique le professeur Fabrizio Bucella à la RTBF.

Une fois la surface sèche, les sucres et les acides aminés de la viande réagissent entre eux : c'est la réaction de Maillard, du nom du chimiste français Louis-Camille Maillard, qui l'a décrite en 1912 dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences. Elle s'accélère vers 140 à 165 °C et produit la couleur brune et des centaines de composés aromatiques : ce goût de grillé que l'on cherche dans un burger. Son travail est resté presque ignoré pendant près de trente ans, avant d'être repris par les chimistes de l'alimentation au milieu du XXe siècle.
Les chimistes rappellent que le brunissement d'une viande saisie mêle plusieurs réactions, surtout à très haute température : Maillard est la plus connue, pas la seule.
Écraser la boule multiplie la surface au contact du métal. Faisons le calcul, pour un ordre de grandeur : une boule de 75 g mesure environ 5 cm de diamètre ; écrasée en disque de 11 cm, elle touche la plaque sur près de 95 cm². Deux steaks smashés, retournés une fois, offrent ainsi environ deux fois plus de surface dorée qu'un steak épais de 150 g, pour la même quantité de viande.
Le gras compte autant que la chaleur. Au moment du smash, la viande et son gras sont encore froids : rien ne s'échappe. Puis le gras fond au contact de la plaque. Sur les bords, plus fins, il fait frire la viande, qui devient dentelée et croustillante ; au centre, plus épais, il garde le steak juteux. Les cuisines travaillent entre 20 et 30 % de matière grasse ; chez nous, c'est 20 %. Et tout va vite : d'une minute et demie à trois minutes par steak, selon les cuisines.
À sa croûte et à ses bords. Voici les cinq signes d'un smash réussi :

On sert souvent deux steaks fins plutôt qu'un épais : pour la même quantité de viande, deux fois plus de croûte. Chez nous, vous choisissez de un à cinq steaks, et nous vous en recommandons deux. Par franchise, trois recettes de notre carte ne sont pas smashées : The Ranch (au poulet frit), The Cali Cheesesteak et The Burger Bowl. Les cinq autres le sont : retrouvez nos cinq smash burgers à la carte.
Quelques détails suffisent à transformer une croûte en steak gris. Les cuisiniers en connaissent cinq :
Parce qu'il coche quatre cases à la fois.
L'intérêt pour le smash burger en France
Indice Google Trends, moyenne de chaque année (100 = le plus haut niveau atteint). Relevé le 5 octobre 2026.
Les chiffres le confirment : les recherches Google apparaissent en France en octobre 2019, l'intérêt moyen de 2025 est six fois celui de 2021, et il reste depuis à son plus haut niveau. Le mot est entré au dictionnaire américain en 2023, la télévision s'en est emparée en 2024, et le burger reste le plat le plus commandé sur Uber Eats en France en 2025, selon le bilan relayé par Snacking.
Chez Woody's Lens, à côté du stade Bollaert-Delelis, au 45 avenue André Delelis, et chez Woody's Douai, au 213 rue de Paris, en centre-ville, chaque steak est smashé à la commande, tous les jours. Sur place, à emporter ou en click & collect, et en livraison via Uber Eats et Deliveroo.
Informations vérifiées le 5 octobre 2026. Les chiffres de Woody's viennent de notre cuisine ; le calcul de surface est un ordre de grandeur, fait par nos soins.
[ Questions ]
Parce que le steak est écrasé : en anglais, to smash veut dire frapper, écraser. Le nom décrit le geste, pas une recette. Le mot « smashburger » apparaît par écrit aux États-Unis en 1975.
Personne ne peut le dire avec certitude. Le geste remonte aux premiers comptoirs américains, dès les années 1910 à Wichita, au Kansas. El Reno, dans l'Oklahoma, le rattache à son burger à l'oignon des années 1920 ; le Kentucky raconte l'histoire d'une boîte de haricots dans les années 1960.
Au tout début de la cuisson, la viande et son gras sont encore froids : l'écrasement ne fait rien perdre. Plus tard, le gras a fondu et le jus est chaud : écraser à nouveau les chasserait, et le steak sécherait.
Sur une plaque très chaude, pour que la surface de la viande dépasse vite les 100 °C de l'eau qui s'évapore et atteigne la zone où la réaction de Maillard s'accélère, vers 140 à 165 °C. Chez Woody's, la plaque est à 220 °C.
Non : c'est du bœuf haché, façonné en boule puis écrasé sur la plaque. Chez Woody's : 100 % pur bœuf, origine France, 20 % de matière grasse, en boules de 70 à 80 g, smashées à la commande.
Oui, notre bœuf est halal. C'est du 100 % pur bœuf, origine France, smashé à la commande.
[ Lens · Douai ]
Tous les jours jusqu'à 23h, plus tard à Lens les soirs de match.
[ Ouvert · jusqu'à 23h ]
Centre-ville, rue de Paris
Sur place, à emporter, click & collect. Livraison via Uber Eats et Deliveroo.
Le restaurant de Douai[ Ouvert · jusqu'à 23h ]
À côté du stade Bollaert-Delelis
Sur place, à emporter, click & collect. Livraison via Uber Eats et Deliveroo.
Le restaurant de Lens[ Le Journal ]

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